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Le rôle de la prosodie dans les premières constructions grammaticales: étude de cas d'un enfant français monolingue

Published online by Cambridge University Press:  24 January 2012

KARINE MARTEL*
Affiliation:
Université de Caen Basse-Normandie, Laboratoire PALM
CHRISTELLE DODANE*
Affiliation:
Université de Montpellier 3, Laboratoire Dipralang
*
Adresses pour correspondance: Karine Martel, Laboratoire PALM, MRSH SH019, Université de Caen, Basse-Normandie, F-14032 Caen Cedex 5, France e-mail: karine.martel@unicaen.fr
Christelle Dodane, Laboratoire Dipralang, Université Paul Valéry, Montpellier 3, Montpellier, 34199, France e-mail: christelle.dodane@univ-montp3.fr
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Abstract

La prosodie, qui fait l'objet d'une acquisition précoce chez le jeune enfant, pourrait contenir des indices (pauses, intonation, accentuation) susceptibles de faciliter la mise en place des premières combinaisons de deux mots et des premières relations syntaxiques. Nous proposons d'examiner les caractéristiques prosodiques des productions de Madeleine, entre 11 et 23 mois. L'analyse acoustique de 550 productions fait apparaître que les premiers mots apparaissent vers 12 mois de façon concomitante à la réalisation accrue de proto-mots bisyllabiques, produits avec des contours montants et montants-descendants, dont la forme temporelle se rapproche de la forme adulte. Les combinaisons de mots émergent ensuite, à partir de 18 mois, caractérisées par un contour d'intonation unique et modulé qui permet d'exprimer leurs liens de dépendance.

Figure 0

Tableau 1. Descriptif des vidéos de Madeleine, durée de la session, nombre total d'énoncés produits, nombre d'énoncés analysés et MLU8

Figure 1

Figure 1. Visualisation de l'évolution de la courbe de fo (au-dessus), du spectrogramme à bandes larges (au centre) et des différentes annotations (en bas) d'une production de Madeleine à 1;03.

Figure 2

Figure 2. Répartition des productions de Madeleine entre 0;11 et 1;11, en fonction de leur interprétabilité (accord inter-juges estimé à 83%).

Figure 3

Figure 3. Evolution de la forme syllabique des productions de Madeleine (monosyllabiques, bisyllabiques, trisyllabiques, multisyllabiques et productions comprenant une pause) en fonction de l'âge, de 0;11 à 1;11 (exprimée en pourcentages).

Figure 4

Figure 4. Nombre d'occurrences des productions bisyllabiques de Madeleine dont la durée de S2 est supérieure à S1 (S2>S1), inférieure à S1 (S1>S2) ou égale à S1 (s1 = s2), de 1;0 à 1;11 (exprimé en pourcentages).

Figure 5

Figure 5. Visualisation de l'évolution de la courbe de fo (au-dessus), du spectrogramme à bandes larges (au centre) et des annotations (en bas) d'une production bisyllabique de Madeleine à 1;0.

Figure 6

Figure 6. Nombre d'occurrences des productions bisyllabiques de Madeleine dont le rapport de durée SF/SNF est supérieur à 1.4 ou compris entre 1 et 1.4 de 1;0 à 1;11 (exprimé en pourcentages).

Figure 7

Figure 7. Visualisation de l'évolution de la courbe de fo (au-dessus), du spectrogramme à bandes larges (au centre) et des annotations (en bas) d'une production bisyllabique de Madeleine à 1;04.

Figure 8

Figure 8. Evolution des temps de pause (exprimée en ms) séparant deux termes dans un énoncé chez Madeleine entre 0;11 et 1;11.

Figure 9

Figure 9. Différents types de contours produits par Madeleine entre 0;11 et 1;11 (exprimés en pourcentages).

Figure 10

Figure 10. Visualisation de l'évolution de la courbe de fo (au-dessus), du spectrogramme à bandes larges (au centre) et des annotations (en bas) d'une production de Madeleine à 1;10.

Figure 11

Figure 11. Visualisation de l'évolution de la courbe de fo (au-dessus), du spectrogramme à bandes larges (au centre) et des annotations (en bas) d'une production de Madeleine à 1;10.