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Le débit lent des Suisses romands: mythe ou réalité?

Published online by Cambridge University Press:  09 May 2012

SANDRA SCHWAB*
Affiliation:
Ecole de langue et de civilisation françaises, Université de Genève
ISABELLE RACINE*
Affiliation:
Ecole de langue et de civilisation françaises, Université de Genève
*
Adresse pour correspondance: Sandra Schwab, Isabelle Racine, Ecole de langue et civilisation françaises, Université de Genève, Uni Bastions, Rue De Candolle 5, 1211 Genève 4, Suisse, e-mail: Sandra.Schwab@unigech, Isabelle.Racine@unige.ch
Adresse pour correspondance: Sandra Schwab, Isabelle Racine, Ecole de langue et civilisation françaises, Université de Genève, Uni Bastions, Rue De Candolle 5, 1211 Genève 4, Suisse, e-mail: Sandra.Schwab@unigech, Isabelle.Racine@unige.ch
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Résumé

Cette recherche vise à examiner empiriquement l'idée commune que les Suisses romands parlent lentement. Nous avons comparé, en parole lue, diverses variables temporelles produites par des locuteurs provenant d'une variété régionale française (Brunoy en Ile-de-France) et de deux variétés régionales suisses romandes (Neuchâtel et Nyon), et ce, en tenant compte de l’âge et du sexe des locuteurs. Les résultats montrent, d'une part, que, parmi les diverses variables temporelles, seule la vitesse d'articulation permet de distinguer les locuteurs des trois variétés régionales. D'autre part, ils soulignent le rôle différent, selon la variété régionale, que jouent l’âge et le sexe des locuteurs dans la production de la vitesse d'articulation.

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Copyright © Cambridge University Press 2012 
Figure 0

Figure 1. Variables temporelles (en encadré); figure tirée et adaptée de Grosjean et Deschamps, 1975.

Figure 1

Figure 2. Distribution du débit (en syll/min) en fonction de la variété régionale (Brunoy, Neuchâtel et Nyon). Les centres de classes (de 11 syll/min) se trouvent en abscisse.

Figure 2

Tableau 1. Mesures (de tendance centrale et de dispersion) du débit en fonction de la variété régionale (Brunoy, Neuchâtel et Nyon).

Figure 3

Tableau 2. Mesures (de tendance centrale et de dispersion) du nombre et de la durée des pauses en fonction de la variété régionale (Brunoy, Neuchâtel et Nyon).

Figure 4

Figure 3. Distribution de la vitesse d'articulation (en syll/sec) en fonction de la variété régionale (Brunoy, Neuchâtel et Nyon). Les centres de classes (de 1 syll/sec) se trouvent en abscisse.

Figure 5

Tableau 3. Mesures (de tendance centrale et de dispersion) de la vitesse d'articulation en fonction de la variété régionale (Brunoy, Neuchâtel et Nyon).

Figure 6

Figure 4. Vitesse d'articulation (syll/sec) (estimée par le modèle) en fonction de la variété régionale (Brunoy, Neuchâtel, Nyon) et du sexe des locuteurs.

Figure 7

Figure 5. Vitesse d'articulation (syll/sec) (estimée par le modèle) en fonction de la variété régionale (Brunoy, Neuchâtel, Nyon) et de l’âge des locuteurs.